Activité, résolution, élection : le congrès en trois actes
À Tours, du 7 au 11 juin prochain, ce sont les mandatés des 1200 syndicats CFDT et Unions territoriales de retraités, structures de base de l’organisation, qui sont invités à déterminer les orientations confédérales.
Le rapport d’activité. Plusieurs mois avant que ne se tienne le congrès, la confédération rédige le rapport d’activité. Pour le congrès de Tours, il s’agit de vérifier si la résolution adoptée à Grenoble a été respectée en tout ou partie. Évidemment, une résolution ne peut tenir compte des événements imprévisibles. Comment pouvait-on, en 2006, par exemple, prévoir la crise qui a débuté en août-septembre 2008 ? Dans le même temps, de nombreux objectifs adoptés à Grenoble ont été atteints. Ce document aborde notamment, la place du salarié et son parcours professionnel, la gouvernance d’entreprise, la place de l’État et l’intervention publique, la représentativité.
Le rapport d’activité va donc rendre compte de ce qui a été réalisé par rapport à la résolution précédente et analyser l’activité et le positionnement de la CFDT durant la période passée. Présenté par le secrétaire général, ce texte est ensuite débattu à la tribune du congrès sous des formes définies à l’avance. Chacun peut s’exprimer librement dans un temps déterminé pour permettre les expressions les plus nombreuses. Des représentants de syndicats approuveront entièrement ou partiellement l’action confédérale passée, d’autres s’y opposeront. Le débat se concluant par un vote qui donne « quitus » au Bureau national.
La résolution. Le deuxième texte débattu au congrès est la résolution générale. Elle contient les orientations que la CFDT va se donner pour les quatre années à venir, les positions qu’elle va défendre, les revendications qu’elle va porter. À titre d’exemple : les salaires, les conditions de travail, les retraites, la répartition des richesses, la protection sociale, l’avenir du syndicalisme, le service à l’adhérent et le développement durable… Pour débattre des différents thèmes de l’avant-projet de résolution, on procède par amendements.
Avant le congrès, les syndicats sont invités à envoyer leurs amendements à la confédération selon un calendrier précis. Un amendement peut demander une modification de tout ou partie du texte. La Commission des résolutions s’empare des amendements et décide de les intégrer ou non et s’ils peuvent faire l’objet d’un débat en séance permettant ainsi de trancher une question.
Pour le congrès de Tours, la commission des résolutions a reçu 1757 amendements déposés par 224 syndicats et unions territoriales de retraités. 517 ont été intégrés dans la nouvelle rédaction du projet de résolution : 22 débats seront mis en discussion lors du congrès. Chaque débat va déterminer la position de la CFDT. Le débat sur les amendements est donc essentiel. l’issue des débats sur les amendements, chaque syndicat décide, en fonction des votes intervenus et de l’ensemble du texte, d’adopter la résolution, de voter contre ou de partager les mandats qu’il détient en fonction du nombre de ses adhérents.
Élire les responsables…
Le congrès a pour responsabilité d’élire le Bureau national de la CFDT composé de trois catégories: les régions, les fédérations, la Commission exécutive et un représentant des cadres CFDT. Chaque catégorie doit comporter au moins un tiers de femmes. Consulter la liste des candidatures au Bureau national et à la Commission exécutive.
Une fois élus, les 38 membres du Bureau national constituent l’organe politique de la confédération. Ils élisent à leur tour le secrétaire général de la CFDT, le secrétaire général-adjoint et le trésorier et procèdent à l’élection de la Commission exécutive. Au congrès de Tours, le candidatures de Véronique Descacq, secrétaire générale de la Fédération des banques, et Patrick Pierron, secrétaire général de la Fédération chimie-énergie, intègreront la prochaine Commission exécutive, si les délégués au congrès en décident ainsi. Ils succèderont à Annie Thomas et à Gaby Bonnand.
Entre deux congrès, le Bureau national se réunit une fois par mois et prend les décisions qui engagent la CFDT.
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Le congrès de Tours en chiffres • 829 structures (syndicats, UTR, fédérations, Uri et Unions) inscrites en 798 délégations. • 174 demandes d’intervention sur le rapport d’activité, dont 45 femmes.
• 2 524 congressistes : 1521 délégués, 177 salariés de la confédération, 234 militants de la région Centre et 170 invités, dont 83 internationaux. • 275 partenaires seront présents sur les stands et 23 prestataires seront chargés des prestations techniques, dont la société Ubiklive chargée de la retransmission des débats en direct et en intégralité sur notre site. Chiffres mis à jour le 31 mai. |
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Invités, concert et convivialité
Un congrès CFDT ne peut pas se résumer aux débats sur le rapport d’activité et la résolution. C’est aussi un grand moment de convivialité où, traditionnellement, la CFDT remercie les membres de la Commission exécutive qui ne se représentent pas. Une soirée festive est toujours organisée à cette occasion. A Tours cette année, un grand concert en plein air sera offert aux congressistes et à la population. À l’affiche, Nilda Fernandez, Jeanne Cherhal, Eiffel et Thomas Fersen. |
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La charte financière
Au contraire des associations où l’Assemblée générale vote un rapport financier et un quitus à l’équipe sortante, le congrès de la CFDT ne donne pas un quitus au sens strict. Celui-ci est inclus dans le rapport d’activité. En revanche, le Conseil national qui rassemble les délégués des Fédérations, des Unions régionales et les membres du Bureau national et se réunit trois fois par an donne un quitus au Bureau national de la Confédération sur sa gestion.
En matière financière, le congrès détermine la répartition de la charte financière et son évolution, c’est-à-dire le montant des cotisations et sa répartition. |
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