Le bilan carbone

Un bilan carbone de 378 tonnes de CO2

« Le bilan carbone de ce 1er éco-congrès syndical s'élève à 378 tonnes de CO2, soit pour chaque congressiste, l'équivalent de 1000km parcourus en Clio, a annoncé François Chérèque dans son discours de clôture vendredi 11 juin, précisant que « les émissions de gaz incompressibles seront compensées grâce à la construction au Sénégal de foyers améliorés pour limiter la consommation de bois et à un projet de plantations d'arbres avec la ville de Tours ».

Le questionnaire pour le bilan carboneComme l'a indiqué le secrétaire général vendredi 11 juin : « Nous avons tenu un congrès, où le choix d’éco-conception et d’achats responsables a été fait pour limiter nos impacts environnementaux. Le bilan carbone du congrès a été calculé : sur les dépenses d’énergie, sur le transport des personnes, le fret pour les matériels, les volumes de déchets produits, les consommations d’eau et de papiers, etc. Vous avez joué le jeu, répondu au questionnaire. Ce bilan s’élève à 378 tonnes de CO2, dont 256 générées par nos déplacements. soit un équivalent de 1000 kilomètres parcourus en “Clio” par congressiste. Nous avons souhaité qu’il y ait une compensation de ces émissions de CO2 en soutenant plusieurs projets : un projet de plantations d’arbres avec la mairie de Tours et un projet d’équipements en « foyers améliorés » de communautés villageoises au Sénégal. Six villages seront concernés. C’est un bon résultat pour une première étape. Un repère pour faire encore mieux la prochaine fois. Nous ferons appel à votre imagination.»

Les principaux chiffres du bilan carbone

Résultat final : 378 tonnes de CO2
1er poste : les déplacements avec 256 tonnes de CO2 (68% du total)
2ème poste : la documentation papier avec 59  tonnes de CO2 (16% du total)
3ème poste : les repas avec 36 tonnes de CO2 (9% du total)

Répartition par périmètre
1er périmètre : les congressistes avec 292 tonnes de CO2 (77% du total)
2eme périmètre : le comité d'organisation avec 72 tonnes de CO2 (19% du total)
3eme périmètre : le Vinci avec 14 tonnes de CO2 (4% du total)

Chiffres clés
378  tonnes CO2 est équivalent aux émissions annuelles de 60 Français.
Distances totales pour les congressistes : 1 375 000 km dont 476363 km en voiture (34%), 650500 km en train (47%) et 229019 km en avion (17%). 1 375 000 km = 34 fois le tour de la Terre
Pour comparaison : 1 journée de circulation sur le périphérique parisien équivaut à 6 millions de km, soit 4 fois plus que les distances parcourues pour le congrès (1,2 million d'usagers qui parcourent 5 km en moyenne).

Ratios
136 kg CO2/congressiste (2773 congressistes)
136 kg CO2 = 1000 km en “Clio” (ou modèle équivalent)

La compensation carbone
Fabrication de 300 foyers améliorés dans le Nord du Sénégal (région de Louga, proche de Saint Louis du Sénégal, région sahélienne), 6 villages concernés (50 foyers par village).

En savoir +

Le bilan carbone. C'est une méthode de calcul pour comptabiliser les émissions de gaz à effets de serre.  C'est la société coopérative Espère spécialisée dans le conseil stratégique en matière de développement durable qui a réalisé le bilan carbone du congrès, annoncé dès la fin des travaux, suivant une méthode de calcul mise au point par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Ce calcul s’appuie sur une collecte de données concernant les dépenses d’énergie, le transport des personnes, le fret pour les matériels, les volumes de déchets produits, les consommations d’eau et de papier, etc. Les transports tiennent une place prépondérante. Généralement, ils constituent 70% à 80% des émissions de gaz à effet de serre d’un tel évènement. Ce bilan carbone doit être le plus proche possible de la réalité pour servir de « mètre étalon» pour les prochains congrès et pouvoir mesurer les améliorations d’un congrès à l’autre, sur une base réelle. Il s’agit d’une démarche de diagnostic qui débouche sur un plan d’action. 

La compensation carbone. La compensation des émissions de gaz à effets de serre du congrès intervient en fin de processus, lorsque tout a été mis en oeuvre pour réduire au maximum les impacts environnementaux de l’événement. Elle porte sur les émissions de CO2 qui n’ont pu être évitées, en dépit des efforts préalables de réduction de ces émissions.
L'objectif est de soutenir des projets répondant à des enjeux environnementaux et sociaux, enjeux locaux pour certains (dans le cadre d’un partenariat avec la Ville de Tours) et enjeux de solidarité et de coopération à l’international pour d’autres (un projet d’équipement en foyers améliorés de communautés villageoises du Nord au Sénégal).
La volonté de la CFDT d’inscrire l’éco-congrès dans une démarche de sensibilisation aux gestes éco-responsables se trouve ainsi prolongée au travers son soutien à des projets qui traduisent son attachement à un développement durable conciliant logiques de proximité et logiques de solidarité et de coopération avec les pays les plus exposés aux effets du réchauffement climatique. La CFDT expérimente ainsi une démarche dont elle évaluera les résultats. 

 
 
- 11 juin 2010 © CFDT