Une CFDT renforcée pour « reconstruire l'avenir avec les salariés»
Et l’amendement n°12 fut rejeté à 58,9%. Pour nombre d’observateurs, le moment fort de ce 47e congrès restera, à n’en pas douter, la validation de la possibilité de «fixer les conditions de l’augmentation de la durée de cotisation». Ce qui a fait dire à François Chérèque, lors de son discours de clôture, que «ce congrès était attendu. Ceux qui l’ont attendu ont eu raison d’attendre». En effet, si les retraites ont été un moment marquant, et pour cause, le secrétaire général, réélu à plus de 95%, n’a pas manqué de rappeler que, tout au long de la semaine, les interventions des syndicats ont «été le reflet des inquiétudes et des situations difficiles que vivent les salariés» ainsi que «l’écho du malaise que traversent les fonctions publiques».Il était donc normal qu’en phase avec «une société confrontée à des choix difficiles», dans la CFDT, «ces choix fassent aussi débat». La CFDT est sans doute la seule organisation syndicale qui peut se permettre de trancher de tels débats sans qu’il y ait «un camp qui gagne contre un autre». Au contraire, insiste François Chérèque : «Il y a deux gagnants : la démocratie et la CFDT, toute la CFDT.» Car, «fidèle à ses valeurs, à sa culture de responsabilité, la CFDT propose une vision de l’avenir porteuse de justice, de solidarité et d’espoir». Et c’est bien là tout le sens de la résolution, adoptée à 76,9%.
Les retraites, sujet éminemment délicat. Impossible de ne pas revenir sur la réforme des retraites, dont le spectre a plané sur le congrès (lire l'article). «Nous avons affirmé clairement quel était notre projet sur les retraites. Nous voulons une réforme globale, une réforme juste. Nous avons déjoué ensemble la volonté du gouvernement, qui, en distillant ces derniers jours des annonces provocatrices, a cherché à nous enfermer dans une opposition frontale. Il n’y a pas réussi.» Et le secrétaire général d’ajouter, sous un tonnerre d’applaudissements : «Le gouvernement prend de grands risques. Il maltraite la démocratie quand il agit à la hussarde. Il doit désormais comprendre qu’il ne peut pas lancer des réformes d’envergure sans les acteurs sociaux. Le patronat doit entendre qu’avec la CFDT, il a face à lui une organisation qui sait ce qu’elle veut et qui sait où elle va.»
Mettre le cap sur 2012. Pour être en mesure de relever «a mission qui est la nôtre : d’affronter la réalité, de refuser la résignation, de construire des réponses qui redonnent espoir aux salariés, espoir et confiance en l’avenir, espoir et confiance en l’Europe», le congrès a décidé de «relever le défi de notre avenir, l’avenir de la CFDT», s’est félicité François Chérèque. «Nous avons tiré les leçons de l’état du syndicalisme en France, de la réforme de la représentativité que nous voulions et de notre propre fonctionnement. Nous avons fait le choix d’ouvrir plusieurs chantiers : sur notre fonctionnement, sur nos pratiques, sur les moyens des syndicats pour qu’ils assument pleinement leur rôle. Et que nous construisions ensemble une CFDT plus proche des salariés.» Un adhérent à la CFDT n’étant pas exactement un salarié comme les autres, les services que va développer la CFDT doivent permettre de «trouver les moyens de mieux l’accompagner dans son parcours professionnel». Aucun doute que, selon le secrétaire général, «c’est une formidable invitation à innover, à expérimenter, à évaluer» avec, en point d’orgue en 2012, l’assemblée générale des syndicats pour tirer «les enseignements de ces initiatives».
Des vertus de l’éco-congrès. Enfin, depuis longtemps à la pointe dans le domaine, la CFDT a mis « le défi du développement durable au cœur de son congrès avec la tenue de tables rondes dont la richesse des débats a été soulignée par tous». C’est entre autres la raison pour laquelle le bilan carbone du congrès a été calculé (lire l'article), ce qui permet de lancer «une compensation de ces émissions de CO2 soutenant plusieurs projets : un projet de plantation d’arbres avec la mairie de Tours et un projet d’équipement en «foyers améliorés» de communautés villageoises au Sénégal».
À propos du défi environnemental comme pour tant d’autres, la CFDT ressort renforcée de ce congrès ; le cap est résolument donné par la résolution : «Reconstruire l’avenir avec les salariés»!
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Gaby Bonnand, un vrai ami de vingt ans
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Merci aux organisateurs
Badges de différentes couleurs et «douchettes» resteront dans la mémoire des congressistes – tout comme le dévouement de toute l’équipe d’organisation et des dizaines de militants de l’Union régionale interprofessionnelle (Uri) Centre, qui se sont mis en quatre pour nous permettre de vivre pleinement ce congrès. Qu’ils en soient ici remerciés ! Et n’oublions pas de saluer (François Chérèque n’a pas manqué de le faire) l’excellent travail du comité d’organisation confédéral, du personnel administratif de la Confédération, du secrétariat confédéral et de tous les techniciens – ainsi que celui de l’équipe de Vinci et de l’Agence verte, sans qui ce congrès n’aurait pas conduit à la réussite qui est la nôtre. |
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Le congrès en différé sur la Web-TV
· Vote de la résolution générale et clôture du congrès par François Chérèque (vendredi 11 juin de 10h30 à 12h) · «La Minute du congrès» du 11 juin, le journal quotidien de la rédaction en images.
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Les articles de CFDT Magazine
· Allocution de clôture : une organisation qui sait ce qu'elle veut et où elle va |
Deux ans pour mettre le changement en pratique
«Que voulons-nous être ? Proche des salariés, de leurs attentes et de leurs difficultés quotidiennes ou nous recentrer sur nous-mêmes au risque de déserter le terrain ?» Cette interpellation du syndicat Services des Alpes du Sud a traversé les sept débats consacrés à la troisième partie de la résolution. Bien que dans l’ombre des très médiatiques amendements sur les retraites, ils constituent la colonne vertébrale de la volonté de la CFDT de «reconstruire l’avenir avec les salariés». Comme l’a rappelé le secrétaire national Laurent Berger dans sa présentation, «faire vivre l’ensemble des objectifs de transformation sociale contenus dans la résolution» suppose une CFDT «soudée et innovante, solide sur ses fondamentaux, efficace et attentive aux salariés, à travers une organisation performante et plus fluide», dans la continuité opérationnelle du rapport “Le syndicalisme à un tournant, oser le changement !”. «Nous allons devoir imaginer, expérimenter davantage de coopération, de mutualisation, de souplesse pour mieux nous adapter aux besoins des salariés, des adhérents et des militants», a indiqué le porteur de la résolution.
Le syndicat au cœur. Le message a manifestement été entendu par les 1 516 délégués appelés à trancher sept amendements en débat. Sur le lien renforcé aux salariés, tout d’abord, qui ne relègue en rien les adhérents au second plan, mais permet de construire des réponses en phase avec les attentes des salariés sans pour autant verser dans l’électoralisme. La représentativité l’exige, a rappelé le secrétaire national Hervé Garnier, car si «les adhérents fondent notre autonomie, ce sont les salariés qui vont construire notre représentativité et qui sont les premiers concernés par nos acquis». Le rejet à 89,4 % de l’amendement du Syndicat chimie-énergie Artois Val de Lys – qui visait à supprimer la référence aux salariés – montre que les délégués sont en phase avec cette volonté de «ne pas avoir raison seuls».
Sur la place du syndicat également, les débats ont été riches. Est-ce les affaiblir que d’autoriser les structures à communiquer directement auprès des militants et collectifs d’entreprise ? Ou de permettre aux sections syndicales de bénéficier d’un référent qui les aide et les accompagne au quotidien, quelle que soit sa structure d’appartenance ? «Faisons-nous confiance et utilisons tous les moyens» à disposition, a argumenté le Synami (Syndicat national des métiers de l’insertion), rappelant que tous les syndicats n’avaient pas les moyens humains et matériels nécessaires pour faire face à l’ensemble des défis qui se posent au syndicalisme et accompagner les militants à hauteur de leurs besoins. «C’est l’esprit d’“ Oser le changement ”, a souligné la secrétaire nationale Anousheh Karvar, que la mise en réseau de nos moyens.» Une manière, aussi, de «renforcer le rôle et la place du syndicat dans son cœur d’activité, qui consiste à capter l’avis des sections pour arbitrer les décisions»
.
Décloisonnement et solidarité. «Pourquoi se priver d’une aide externe?», a lancé à son tour le syndicat Métaux Haute-Garonne - Ariège, estimant risqué de «s’interdire la possibilité d’une entraide et d’une interconnexion»
entre structures. «Il ne faut pas fixer des règles et des modèles figés, a confirmé Laurent Berger, mais s’adapter en fonction des besoins des collectifs d’entreprise, dont le rôle est central» pour capter le réel : «Ne nous enfermons pas dans un carcan statutaire. Donnons-nous les moyens de nous adapter !»
Dans les deux cas, les trois quarts des délégués ont apporté leur soutien à ces démarches, qui feront l’objet d’une évaluation d’ici à l’assemblée générale des syndicats à mi-mandat.
C’est dans ce même esprit de mutualisation des ressources et des outils que l’amendement du Secif (Syndicat énergie-chimie de l’Île-de-France) a été adopté à plus de 90 %. « La mobilisation de l’ensemble de l’organisation permet de renforcer l’efficacité, le décloisonnement de libérer la solidarité et l’entraide»
, a plaidé le syndicat. L’opération Vivianne à l’automne 2008, les trois jours de mobilisation de la rentrée 2009, les initiatives lancées à destination des salariés des TPE, la campagne saisonniers en sont une éloquente incarnation. «En étant plus solidaires, on est plus efficaces», s’est exclamé Hervé Garnier, rappelant que c’était l’un des axes des expérimentations qui seront menées tous azimuts d’ici à l’AG de 2012. Mais le secrétaire national n’a pas caché que cela n’allait pas de soi et que, sur cette question comme sur d’autres, il ne suffirait pas de se payer de mots : «Mutualiser, c’est accepter de donner du temps et des moyens pour les autres. Cela suppose d’accepter de se remettre en cause.»
Le réseau de la CFDT. Si l’ambition d’une mixité proportionnelle au champ fédéral couvert a été suivie par une majorité de délégués (83%) pour faire progresser la place des femmes dans l’organisation aux postes de responsabilité, jusqu’à ce que la mixité s’impose d’elle-même, deux autres débats ont été nettement plus controversés. Le mandatement du Bureau national afin d’engager une réflexion sur la réorientation de certaines aides d’entreprises vers l’adhésion syndicale, contesté par le Syndicat chimie-énergie Bretagne, n’a convaincu que 63,9% des porteurs de mandat(s). Sans doute faut-il y voir la marque de la défiance à l’égard du patronat, dont ont témoigné de nombreux militants lors de leurs interventions sur le rapport d’activité. Sans nier la complexité d’une telle démarche, y compris dans la négociation avec les autres organisations syndicales, le secrétaire général adjoint de la CFDT a estimé qu’il y avait là «l’opportunité de franchir un cap dans la syndicalisation en créant une aide à l’adhésion».
Mais c’est la mise à l’étude d’un service d’accueil centralisé des adhérents qui a été l’article le plus controversé de cette résolution – avec la crainte, exprimée par le syndicat Interco de Loire-Atlantique, de se voir dépossédé de son étroit rapport au terrain. Le Syndicat santé-sociaux de la Nièvre y a au contraire vu l’occasion de jouer la carte de la complémentarité en levant les cloisonnements qui sont autant de freins à l’adhésion ou à la fidélisation des adhérents. Selon le secrétaire national Hervé Garnier, un tel service doit précisément mettre à la disposition des adhérents « la richesse de l’organisation, celle de son réseau et de la compétence de ses militants » : «Les réponses qu’on leur propose ne peuvent être saucissonnées en fonction de nos règles organisationnelles.»
L’ambition est de taille : il s’agit rien de moins que de faire de la CFDT «le réseau de solidarité de ses adhérents» En refusant à 52,2% la suppression de ce projet, la salle a donné le feu vert à une mise à l’étude d’ici à l’AG de 2012.
Ce rendez-vous sera l’occasion, pour l’ensemble des syndicats de la CFDT, «de mesurer l’efficacité des nombreux chantiers et expérimentations que nous aurons ouverts, a rappelé Laurent Berger. Ces objectifs concernent toute la CFDT, toutes les structures, tous les niveaux de l’organisation. Chacun aura sa place et il y aura de la place pour chacun. Car oser le changement ne se décrète pas, ça se construit »
. Mais il y a urgence à agir. Car 2012, c’est déjà demain. Osons !
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Proclamation
des résultats de l'élection à la Commission exécutive et fin des débats
sur la résolution générale (amendements 18 à 22) (vendredi 11 juin de 8h30 à 10h)
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Les textes sur la résolution
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Les articles de CFDT Magazine
• L'orientation pour 2010-2014 : reconstruire le pacte social |
La nouvelle composition du Bureau national et de la Commission exécutive
Le Bureau national
En partant de la rangée du bas
1er rang (de gauche à droite) : Véronique Descacq, Patrick Massard, Jean-François Renucci, Noëlle Barberet, Élisabeth Le Gac, Chantal Jouneaux et Louis Baron
2e rang (de droite à gauche) : Dominique Gillier, Alain Gatti,
Nathalie Canieux, Catherine Lapouge, Charles Pellotieri, Véronique Château et Laurence Laigo
3e rang (de gauche à droite) : Brigitte Jumel, Marie-Andrée Seguin, Pascal Catto, Hervé Morland, Catherine Duboscq, Claude Bost, Anousheh Karvar, Gilles Desbordeset Marie-Odlie Esch
4e rang (de droite à gauche) : Jean-Louis Malys, Rui Portal, Hervé Garnier, Joseph Battault, Patrick Pierron, Marcel Grignard, Jean-Paul Bouchetet André Milan
Dernier rang (de gauche à droite) : Martial Garcia, Yvan Ricordeau, Françoise Lareu, Bernard Marx, François Chérèque, Thierry Cadart
et Laurent Berger
Les résultats détaillés (par catégories)
Le Bureau national (BN) est composé de 4 catégories. La liste des candidats dans les 1ère et 2e catégories (fédérations et unions régionales interprofessionnelles) a été établie dans l’ordre de classement résultant du vote du Conseil national confédéral des 19 et 20 mai 2010. La 3e catégorie est composée des candidats choisis par le Bureau national sortant pour devenir membres de la future commission exécutive. La liste a été adoptée lors de la session du Bureau national du 3 mars 2010. La 4e catégorie est composée d’un représentant de l’Union confédérale des cadres qui a droit statutairement à un siège.
Catégorie des fédérations
| Prénom et nom |
Organisation | Âge | Profession | Fonction syndicale | Nombre de voix | % |
|
| Nathalie Canieux | Santé-sociaux | 50 |
Technicienne de laboratoire |
Secrétaire générale | 27336 | 99,35 | Élue |
| Véronique Château |
Services | 52 | Employée d'assurance |
Secrétaire nationale fédérale | 26324 | 95,67 | Élue |
| Marie-Odlie Esch | Interco | 53 | Attachée territoriale | Secrétaire générale | 25979 | 94,42 | Élue |
| Dominique Gillier |
FGMM | 56 | Mécanicien | Secrétaire général |
26581 | 96,61 | Élu |
| Chantal Jouneaux | Fep | 49 | Enseignante | Secrétaire nationale fédérale | 27243 | 99,02 | Élue |
| Brigitte Jumel |
Sgen | 57 | Chef d'établissement Enseignement agricole |
Secrétaire générale Uffa |
24690 | 89,74 | Élue |
| Patrick Massard | FGA | 42 | Ouvrier en fabrication |
Secrétaire général |
27329 | 99,33 | Élu |
| Jean-François Renucci | FCE | 49 | Cadre EDF |
Secrétaire général | 27005 | 98,15 | Élu |
| Rui Portal | FNCB | 36 | Menuisier | Secrétaire général | 27260 | 99,08 | Élu |
| Martial Garcia |
PSTE | 52 | Cadre Urssaf |
Secrétaire général | 26332 | 95,70 | Élu |
| Hervé Morland |
F3C | 49 | Postier | Secrétaire général | 25999 | 94,49 | Élu |
| Thierry Cadart |
Sgen | 50 | Enseignant | Secrétaire général | 25413 | 92,36 | Élu |
| Gilles Desbordes |
Services | 46 | Comptable | Secrétaire général | 23808 | 86,53 | Élu |
| André Milan |
FGTE | 52 | Cadre commercial de direction |
Secrétaire général | 24383 | 88,62 |
Élu |
Catégorie des régions
| Prénom et nom |
Organisation | Âge | Profession | Fonction syndicale | Nombre de voix | % |
|
| Louis Baron |
Bretagne | 51 |
Employé de coopérative |
Secrétaire général | 26901 | 97,77 | Élu |
| Alain Gatti |
Lorraine | 52 | Professeur des écoles |
Secrétaire général | 26084 | 94,80 | Élu |
| Françoise Lareur |
Île-de-France | 48 | Technicienne agricole | Secrétaire générale | 26794 | 97,38 | Élue |
| Élisabeth Le Gac | Rhône-Alpes | 48 | Infirmière | Secrétaire générale |
26729 | 97,15 | Élue |
| Yvan Ricordeau |
Pays de la Loire | 39 | Agent administratif |
Secrétaire général | 27109 | 98,53 | Élu |
| Catherine Duboscq | Aquitaine | 45 | Chargée de mission CCI |
Secrétaire générale | 27047 | 98,30 | Élue |
| Pascal Catto |
Nord-Pas-de-Calais | 42 | Employé transport de fonds |
Secrétaire général |
26314 | 95,64 | Élu |
| Marie-Andrée Seguin |
Champagne-Ardenne | 54 | Chef d'équipe maroquinerie |
Secrétaire générale | 26539 | 96,46 | Élue |
| Noëlle Barberet |
Franche-Comté | 58 | Cadre administratif |
Secrétaire générale adjointe | 26623 | 96,76 | Élue |
| Joseph Battault |
Bourgogne | 59 | Technicien méthode |
Secrétaire général | 24569 | 89,30 | Élu |
| Charles Pellotieri | Paca | 50 | Conducteur SNCF |
Secrétaire général | 23972 | 87,13 | Élu |
| Bernard Marx | Alsace | 60 | Professeur | Secrétaire général | 17948 | 65,23 | Élu |
| Claude Bost |
Auvergne | 51 | Ajusteur-monteur | Secrétaire général | 21647 | 78,68 | Élu |
| Catherine Lapouge |
Basse-Normandie | 55 | Technicienne de l'intervention sociale | Secrétaire générale | 24383 | 84,95 |
Élue |
| Gilles Rousselet |
Languedoc-Roussillon | 45 | Éducateur | Secrétaire général |
16276 | 59,16 | Non élu |
Catégorie du Bureau national
| Prénom et nom |
Âge | Profession | Fonction syndicale | Nombre de voix | % |
|
| Laurent Berger |
42 |
Conseiller insertion professionnelle | Secrétaire national |
25396 | 92,30 | Élu |
| François Chérèque |
54 | Éducateur spécialisé |
Secrétaire général | 26226 | 95,32 | Élu |
| Véronique Descacq | 48 | Responsable agence bancaire |
Secrétaire générale des Banques |
26362 | 95,81 | Élue |
| Hervé Garnier | 51 | Salarié d'exploitation agricole |
Secrétaire national |
25988 | 94,45 | Élu |
| Marcel Grignard |
59 | Électronicien | Secrétaire national | 25506 | 92,70 | Élu |
| Anousheh Karvar |
49 | Conservatrice en chef | Secrétaire nationale | 26725 | 97,13 | Élue |
| Laurence Laigo | 44 | Enseignante |
Secrétaire nationale | 24064 | 87,46 | Élue |
| Jean-Louis Malys | 54 | Sidérurgiste |
Secrétaire national | 25470 | 92,57 | Élu |
| Patrick Pierron |
48 | Cadre EDF |
Secrétaire général FCE | 26499 | 96,31 | Élu |
Catégorie de l'Union confédérale des cadres (UCC)
| Prénom et nom |
Âge | Profession | Fonction syndicale | Nombre de voix | % |
|
| Jean-Paul Bouchet |
55 |
Informaticien | Secrétaire général | 26845 | 97,57 |
Élu |
La Commission exécutive
Le Bureau national a procédé à l’élection de la Commission exécutive, le jeudi 10 juin. Il a décidé de fixer à neuf le nombre de membre de la CE qui intègre deux nouveaux membres : Véronique Descacq, ex-secrétaire générale de la fédération des Banques, et Patrick Pierron, ex-secrétaire général de la Fédération chimie-énergie (FCE). Tous les candidats ont été élus à l’unanimité.
François Chérèque (secrétaire général)
Responsable de la politique générale
Responsable du fonctionnement des instances
Responsable de la représentation CFDT
Responsable de la politique de communication
Responsable de la politique d’information des responsables CFDT
Marcel Grignard (secrétaire général adjoint)
Responsable de la coordination de la politique d’action revendicative et de l’évolution des règles du dialogue social et de la politique en direction des institutions représentatives du personnel (IRP)
Responsable de la politique internationale et européenne (dont Dom-Tom)
Président de l’Institut Belleville
Anousheh Karvar (trésorière)
Responsable de la politique de formation initiale et continue et de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)
Responsable de la coordination au Conseil économique et social européen (CESE)
Responsable des relations avec le monde associatif et avec les intellectuels
Responsable de la politique du cadre de vie et du logement
Responsable de la documentation et des archives
Présidente de l’Espace Belleville
Laurent
Berger (secrétaire national)
Responsable du débat sur l’évolution de l’organisation dans le cadre de
la préparation de l’assemblée générale 2012
Responsable des garanties collectives en matière d’emploi, de la
politique d’insertion dans l’emploi et de la lutte contre l’exclusion
Responsable de la politique en direction des petites entreprises
Représente la CFDT au conseil d'administration de l’Unédic
Véronique Descacq (secrétaire nationale)
Responsable de la coordination des politiques de protection sociale
Responsable de la politique de santé, de la famille et de la dépendance
Responsable de la politique économique
Responsable des relations avec les experts et les chercheurs
Responsable de la politique éditoriale de tous les titres CFDT
Hervé Garnier (secrétaire national)
Responsable de la politique de développement et pratiques syndicales (dont les enquêtes “Le Travail en questions”)
Responsable de la politique juridique
Responsable de la politique de formation syndicale
Responsable de la politique en direction des jeunes
Responsable de la politique en matière de vacances - loisirs - tourisme
Président d’Iris (institut confédéral de formation syndicale)
Laurence Laigo (secrétaire nationale)
Responsable de la politique des garanties collectives en matière de salaire (y compris la part variable), de la politique de consommation et de pouvoir d’achat
Responsable de la politique en direction des fonctions publiques, de la réforme et des évolutions de l’État
Responsable de la politique en direction des femmes, de la politique d’égalité professionnelle et de condition féminine
Responsable des relations extérieures
Jean-Louis Malys (secrétaire national)
Responsable de la politique organisationnelle
Responsable de la politique sur les retraites
Responsable de la politique de l’immigration
Responsable de la lutte contre les discriminations et de la lutte contre le racisme
Responsable des systèmes d’information
Patrick Pierron (secrétaire national)
Responsable de la politique du développement durable, des politiques industrielles, de la recherche, et de la coordination en matière de RSE
Responsable de la politique en matière d’organisation et de vie au travail, du temps de travail, de la santé au travail et du handicap
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Élection de la Commission du suivi de la charte financière et informatique
Suffrages exprimés : 28 232 |
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Les textes Les modalités de l'élection, la liste des candidats et les procédures de vote |
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Le nouveau Bureau national |
« Une organisation qui sait ce qu’elle veut et qui sait où elle va »
Après l’ambiance musicale de la veille, où la CFDT offrait un concert (lire l'article) de près de quatre heures aux habitants de la ville de Tours, les débats sur les derniers amendements du projet de résolution se sont déroulés dans une ambiance studieuse.
Comme une évidence, la volonté d’une meilleure mutualisation des ressources militantes et une meilleure répartition des tâches s’est imposée par plus de 90% des votes. « Car en étant plus solidaire, on est avant tout plus efficace, même si une fois la volonté affichée, la mise en route ne va pas forcément de soi », rappelait le rapporteur. « C’est aussi ça, oser le changement ! »
Mais oser le changement ne se fait pas sans parfois bousculer quelques règles : règles de mixité, que la CFDT a voulu, par son vote, proportionnelle au champ couvert à tous les niveaux de l’organisation. « Car si nous exigeons la mixité dans nos entreprises, nous nous devons de l’imposer comme règle de fonctionnement dans nos structures », précise le syndicat de l’agroalimentaire des Côtes d’Armor venu défendre l’amendement intégré (83%).
En décidant de franchir un nouveau cap dans la vision de leur syndicalisme, les militants ont également tranché (63,9%) sur la possibilité d’une réorientation vers l’adhésion syndicale de certaines aides de l’entreprise. Et malgré les interrogations – quelles sont aujourd’hui les avancées qui nous permettent d’acter la suppression du droit syndical au profit du chèque syndical proposé par le texte de résolution ? – « il ne s’agit pas de signer un chèque en blanc mais de réfléchir à un nouveau processus et à innover en créant une nouvelle rubrique dans l’aide à l’adhésion », explique le rapporteur.
En décidant de voter la résolution à 76,9% , les militants ont à l’issue deux jours de débats, parfois vifs, « transformé un projet en une feuille de route qui se veut porteur d’espoir et de mobilisation pour les salariés, les adhérents actuels et futurs, pour les militants qui font la CFDT chaque jour ». Le défi est ainsi lancé, celui de reconstruire l’avenir avec les salariés, avec l’obsession de réduire les inégalités. «Avec la détermination de se battre pour que nos propositions ne soient ni réduites ni caricaturées », rappelait François Chérèque dans son discours de clôture. Comme un dernier clin d’œil à tous ceux qui attendaient le congrès de la CFDT, « et qui ont eu raison d’attendre », le secrétaire général a tenu à féliciter cette « organisation qui a fait le choix de la complication et du courage, car aujourd’hui, la CFDT est plus forte et plus rassemblée. C’est une organisation qui sait ce qu’elle veut et qui sait où elle va ! ».
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L’émotion était palpable en plénière. Plus d’un congressiste a écrasé une larme lorsque François Chérèque a rendu un vibrant hommage à Gaby Bonnand, dont c’était le dernier congrès en tant que secrétaire national. Au-delà de la «référence morale et intellectuelle» qui lui a fait jouer un rôle essentiel au sein de la Commission exécutive, Gaby, «c’est une amitié de vingt ans», a indiqué le secrétaire général de la CFDT, qui laissait parler son cœur : «Gaby, c’est l’abnégation, la modestie, la discrétion et l’efficacité. Ce qu’il réussit, il fait tout pour faire croire que c’est grâce aux autres. Ceux qui ont travaillé avec lui savent de quoi je parle.»
Pour ceux-là comme pour François Chérèque, «son départ est un coup dur». Sa gentillesse et sa disponibilité sans faille, conjuguées à un caractère de bon vivant qui cache un bourreau de travail, ne sont pas pour rien dans l’unanime attachement que lui témoignent tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui. Un personnage ! «On ne peut pas l’oublier, comme nos amis bretons ne peuvent l’oublier, a plaisanté François Chérèque. Mais Gaby ne nous quitte pas vraiment. On a réussi à lui mettre un fil à la patte : c’est Monsieur le président de l’Unédic. Comme ça, il ne pourra pas nous oublier!»
