Le congrès dans les médias

Le congrès dans les médias

Revue de presse : Un congrès exceptionnel, des enjeux forts

«CFDT : un impressionnant congrès», titre La Nouvelle République, qui se félicite que «tout ce que la France compte de délégués CFDT investissait Tours, pour cinq jours». Le congrès «de la CFDT restera longtemps comme une référence, un exemple à suivre», poursuit le quotidien tourangeau, soulignant son «organisation exceptionnelle, dans le respect de l’écologie».
Sur le fond, à l’issue de la première journée du 47e congrès de la CFDT, la presse relève unanimement le ton «offensif» de son secrétaire général. «François Chérèque a marqué les esprits par un discours résolument offensif», soulignent Les Échos. «Chaque attaque contre le gouvernement est ovationnée par un public en liesse, en particulier lorsque la suppression du bouclier fiscal est réclamée», indique France-Soir. Mais le gouvernement n’a pas été seul à subir les foudres du secrétaire général : «François Chérèque est très remonté contre le lobbying du Medef et de la CGPME contre le projet de loi sur le dialogue social dans les TPE», constatent Les Échos, qui ont relevé l’expression de «poujadisme honteux» employée par le leader cédétiste.
Alors que les trois débats d’amendements sur les retraites auront lieu ce jeudi, la standing ovation de la salle quant au refus affiché par François Chérèque de «la remise en cause des 60 ans», lors de son discours d’ouverture, a donné le «la». La veille, Dominique Seux rappelait l’enjeu du congrès sur cette question : «Les interventions de François Chérèque imposent aux artisans de la réforme [des retraites] d’aller au-delà des généralités pour expliquer leurs choix.» D’autant que, comme le soulignait François Chérèque dans une interview à Libération du 7 juin, sur la réforme de 2003, «la page est tournée» : «Le Parti socialiste, qui nous avait violemment attaqués à l’époque, a fini par épouser nos positions. Mieux vaut tard que jamais…»
Insistant sur «le leadership incontesté» de l’actuel secrétaire général, Le Figaro rappelle également que c’est «sur son propre avenir» que la CFDT va statuer au cours de ce congrès. Et ce, alors même que, note La Tribune, « la CFDT a, selon son leader, fait la preuve de son utilité dans ce contexte de crise», comme en a témoigné l’hommage appuyé de François Chérèque à l’ensemble des militants, sur le terrain, dans les entreprises et les administrations.

Spéciale François Chérèque sur Public Sénat : « François Chérèque, un portrait », un documentaire de Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer, coproduit par Extro et Public Sénat (52 mn), 2010.

À l’occasion du congrès de Tours, Public Sénat diffuse le 7 juin un portrait de François Chérèque. Pour la première fois, le secrétaire général, qui a été suivi pas à pas pendant plusieurs semaines par Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer (Extro), se livre à quelques confidences sur sa vie personnelle, sur le parcours qui l’a mené de Pompey, en Lorraine, à la tête la CFDT, en passant par Sarcelles et les Alpes-de-Haute-Provence. C’est en effet tout au long de ce parcours que son engagement prend forme, notamment à travers sa volonté d’un monde meilleur pour les enfants handicapés dont il s’occupait en tant qu’éducateur spécialisé.
Intime – quand il parle, non sans humour, de la dyslexie : « J’étais dyslexique et ambidextre, quasiment jusqu’à l’âge adulte. C’est la raison pour laquelle je suis totalement autonome politiquement de la droite et la gauche. En fait, ça doit être inscrit dans ma tête! » – sans jamais être voyeur, le documentaire revient également sur la passion du secrétaire général de la CFDT pour le rugby, sport qu’il a longtemps pratiqué et dont il a gardé le sens du combat et de la solidarité. Ce qu’il résume ainsi : «J’ai une conception du collectif selon laquelle il faut mettre en valeur ce que font les équipes. Je ne suis pas la CFDT à moi tout seul.»
Entre images d’archives personnelles (dont certaines sont “décoiffantes”) et interviews exclusives, le film apporte un éclairage sincère sur l’homme François Chérèque, mais également sur le secrétaire général de la CFDT – qui se définit lui-même comme «un passeur, un passeur de parole, un passeur de problèmes» –, ses convictions, son engagement et son action en faveur des salariés, dans une période économique et sociale difficile.
Enfin, à l’approche du congrès confédéral, François Chérèque prévient : «Je veux décider quand je vais partir, que ce ne soit pas les autres qui décident mais moi, comme ça je ne le regretterai pas.»

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