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Cet article a été imprimé depuis le site CFDT 47e congrès (Tours ; 7-11 juin 2010) (http://www.cfdt-congres-2010.fr)

Un congrès pour débattre des quatre années à venir

Le Vinci à Tours © Le Vinci Tous droits réservésAprès l’ouverture du congrès par l’Union régionale interprofessionnelle (Uri) Centre, qui accueille l’événement, la présentation du rapport d’activité permettra de revenir sur les quatre années écoulées depuis Grenoble. Sur ce point, la question à se poser est la suivante, indique le secrétaire général de la CFDT : « Est-ce que notre action correspond à ce que nous voulions faire ? » La centaine d’interventions sur le rapport d’activité qui a été retenue  apportera un éclairage complémentaire des syndicats, unions territoriales de retraités, fédérations et unions régionales sur l’action de la CFDT depuis le congrès de Grenoble.

Changement. De la même façon, les 22 débats d’amendements inscrits à l’ordre du jour de l’examen du projet de résolution permettront à l’ensemble des congressistes d’échanger sur les questions qui engageront la CFDT pour les quatre années à venir (lire l’interview de Laurent Berger ci-dessous). Fiscalité, gouvernance, vie au travail des salariés, réduction de la précarité, retraites seront au nombre des quinze débats consacrés aux deux premières parties du projet de résolution, qui fixent les orientations stratégiques du prochain mandat. Sept autres débats concerneront plus directement le fonctionnement de la CFDT, dans la continuité du rapport “Le syndicalisme à un tournant… Oser le changement !”, adopté par le Conseil national confédéral en juin 2009. Il s’agit ni plus ni moins de renforcer l’efficacité de la CFDT et sa proximité aux salariés, tout en mettant l’organisation davantage au service des militants et des adhérents. À partir des choix du congrès, il s’agira de lancer une série d’expérimentations qui permettront, à l’assemblée générale de mi-mandat, de pérenniser les modes de fonctionnement et les initiatives qui auront fait la preuve de leur efficacité.

Convialité. Mais le congrès, c’est aussi un moment de rassemblement au sein de la maison CFDT. Inutile de le préciser, les échanges informels y prendront également leur part, permettant aux congressistes de renforcer les liens du réseau CFDT. Placé sous le signe de la convivialité, il proposera un concert exceptionnel, le “CFDT Music Tours”, avec Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Nilda Fernández et le groupe Eiffel. À cette occasion, la CFDT a souhaité inviter les Tourangeaux à cet événement. Un symbole supplémentaire, si besoin en était, de l’ouverture de la CFDT et de sa volonté de s’inscrire dans le changement. 

L’ordre du jour

Le rapport d’activité sera le premier point à l’ordre du jour du congrès qui s’ouvre lundi 7 juin à 14 heures. Sa présentation, les interventions et la réponse du secrétaire général occuperont les congressistes jusqu’au mercredi 9 juin à 14 heures. Dans la matinée du mercredi se tiendra la table ronde consacrée au développement durable. À l’issue du vote sur le rapport d’activité et le quitus financier démarreront les travaux sur le projet de résolution, qui sera présenté par le secrétaire national Laurent Berger. Les débats d’amendements se poursuivront jusqu’à la fin de matinée du 11 juin. C’est à 11 h 30 qu’aura lieu le vote sur le projet de résolution, avant la clôture du congrès par François Chérèque.


« 2012, c’est déjà demain ! »

Mener des débats ambitieux pour se projeter dans l’avenir à partir du vécu des salariés, tel est l’objectif de Laurent Berger, secrétaire national qui présentera le projet de résolution aux congressistes.

Quel état d’esprit va présider aux débats du 47e congrès confédéral de la CFDT ?
Le congrès va être l’occasion de faire le bilan d’une activité dense sur laquelle on a maintenu le cap, y compris dans la tempête. Il s’agit aussi de se fixer des objectifs pour les quatre années à venir. Le congrès s’inscrit évidemment dans un contexte dont nous ne pouvons faire abstraction, mais il doit permettre de décider pour l’avenir.

Tu penses aux retraites ?
Sur ce sujet, le texte de la résolution porte sur l’avenir du système de retraites et pas sur le projet de loi du gouvernement en 2010. D’autant moins que, manifestement, le gouvernement n’a pas l’intention de retenir notre volonté d’aller vers une réforme systémique.

Il s’agit donc de se projeter au-delà de l’actualité ?
Les 22 débats retenus sont ambitieux. Notre cohésion interne nous permet d’aborder des questions de fond en ayant une vision d’avenir. Il s’agit de fixer les orientations pour les quatre années à venir, dont on connaît les grands enjeux – l’avenir de la planète, la régulation économique, la vie des salariés au travail, l’avenir du syndicalisme –, même si l’on ne sait pas exactement de quoi elles seront faites. Nul ne pouvait prédire la crise de 2008 lors du congrès de Grenoble. Pourtant, les positions de la CFDT ont été confortées par cette crise qui a montré toutes les limites d’un modèle fondé sur le court terme. Aujourd’hui, le congrès est l’occasion d’aller plus loin. Ayons ces débats sur l’avenir du monde, des salariés, du syndicalisme !

À la veille du congrès, quel bilan tires-tu des débats préparatoires ?
Je suis satisfait de voir que nous avons tous beaucoup préparé ce congrès. À voir la qualité des débats (lire les articles dans la rubrique Sur le terrain) et l’implication des structures, l’organisation est très motivée. Tout est réuni pour avoir un congrès constructif, qui s’inscrive dans une perspective d’avenir tout en s’ancrant dans le quotidien des salariés. Les militants peuvent être fiers que la CFDT porte des débats qui ne sont aujourd’hui posés par aucune autre force collective. C’est la marque de la CFDT : partir des réalités, peser sur elles pour les changer, avoir une vision d’avenir. Des résultats et du sens.

Le congrès de Tours est-il un congrès comme les autres ?
Il sera l’occasion de faire la démonstration que le syndicalisme, c’est des débats, des choix, mais aussi du plaisir et de la convivialité. C’est la vie normale d’une organisation. En même temps, c’est le premier éco-congrès de la CFDT. Et c’est le congrès d’une organisation en développement mais qui doit répondre à des défis majeurs : les salariés vivent au quotidien de nombreuses difficultés auxquelles il nous faut répondre, et le syndicalisme est interrogé sur sa capacité à le faire. À nous de prouver que nous en sommes capables.

N’est-ce pas là précisément l’enjeu de la partie 3 de la résolution ?
Oui. Et le fait que, pour la première fois, des syndicats se soient portés volontaires pour contrer des amendements sur cette partie témoigne de leur souhait de saisir à bras-le-corps ce défi. Ce n’était pas gagné d’avance : autant, les deux premières parties incarnent un peu la “noblesse” du syndicalisme, autant sur la troisième partie, c’est plus difficile, car il est question de nos pratiques. Or ce n’est pas de la tambouille interne, mais un enjeu pour l’avenir des salariés, du syndicalisme et de la CFDT. La mobilisation des syndicats sur ces questions est un signe que la prise de conscience est faite. À nous de la transformer, à partir des choix du congrès, en une dynamique collective. Nous sommes dans une course contre la montre. 2012, c’est déjà demain et, face aux défis qui nous sont posés, on ne peut pas se permettre d’attendre !

Les débats en images sur la Web-TV

Visite guidée du centre international des congrès de Tours

Sur le terrain avec les secrétaires nationaux à J-45

Sur le terrain avec les secrétaires nationaux à J-30

publié le 06 juin 2010 par Aurélie Seigne

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