Cet article a été imprimé depuis le site CFDT 47e congrès (Tours ; 7-11 juin 2010) (http://www.cfdt-congres-2010.fr)
Alejandra Angriman de la CTA (Argentine)
« L’échec du modèle capitaliste a conduit à la crise financière de 2001. Celle-ci a considérablement impacté la population. Près de 50 % de personnes ont connu une précarisation avec des conséquences multiples : augmentation de la pauvreté ; externalisation des activités des entreprises ; explosion du secteur informel. Les femmes, les jeunes sont les premières victimes de cette crise. Les entreprises ont procédé également à des réductions de salaires, des modifications de contrats de travail qui touchent fortement les conditions de vie des salariés.
Nous n’attendions rien des gouvernements Kirchner [Nestor à partir de 2003 puis Cristina depuis 2007], ce n’est pas un gouvernement pour les travailleurs. Ils n’ont pas remis en cause ce système de démocratie restreinte qui délègue trop de pouvoir aux politiques et s’avère insuffisant pour répondre aux problèmes des travailleurs. Il n’y a pas eu de mesures pour endiguer la faim et la pauvreté. La CTA veut construire une démocratie sociale participative qui consulte la population sur des questions essentielles telles que le développement durable, les conditions de vie, le système sanitaire.
Par ailleurs, la CTA est très active au niveau du Mercosur. Elle préside actuellement la coordination qui regroupe les centrales syndicales de tous les pays membres. Elle s’est renforcée dernièrement avec l’adhésion du Venezuela, de la Bolivie et du Chili. L’activité de cette coordination syndicale fortifie la démocratie. La fin de l’ALCA (accord de libre commerce des Amériques) en est un des symboles et une vraie victoire pour le mouvement syndical sud-américain. »