Cet article a été imprimé depuis le site CFDT 47e congrès (Tours ; 7-11 juin 2010) (http://www.cfdt-congres-2010.fr)
Éric Picot de l’UIRM (Union interprofessionnelle régionale de la Martinique) CFDT
« Le mouvement du 5 février 2009 se poursuit sous d’autres formes. Pendant 40 jours, ce mouvement social était en lutte contre la vie chère et pour des augmentations de salaires afin que les travailleurs puissent manger correctement. Nous avions créé à cette occasion un collectif regroupant l’Intersyndicale de la Martinique et des associations et mais pas de partis politiques. L’UIRM CFDT s’est particulièrement impliquée dans ce mouvement.
Nous sommes en train de le réactiver pour demander des négociations avec le patronat sur le prix des pièces détachées. Il peut être de 5 à 10 fois plus élevé qu’à Paris. Nous sommes convaincus qu’il y a des profiteurs et nous voulons les démystifier. Dans ce même but, nous avons entrepris un énorme travail avec le cabinet d’expertise Syndex et la Confédération pour faire toute la lumière sur les structures des prix et des coûts en Martinique. Nous voulons les mettre en regard du pouvoir d’achat des salariés martiniquais. Syndex a interrogé une vingtaine d’organismes et d’entreprises tels que l’Insee, l’Institut des missions des départements d’Outre Mer, la DGCCRF (répression des fraudes), la Chambre de commerce, le port, la grande distribution, les hard discounters, etc.
Une première analyse sera présentée lors de notre prochain Congrès, le 25 septembre prochain, et les conclusions définitives seront publiées dans le courant du premier trimestre 2010. »