Cet article a été imprimé depuis le site CFDT 47e congrès (Tours ; 7-11 juin 2010) (http://www.cfdt-congres-2010.fr)
Kabalo Pinchas Pini, Joseph Murciano, Victor Elgressy de Histadrout (Israël)
« Après la crise mondiale, la reprise et la croissance s’annoncent mais l’écart entre les riches et pauvres s’accroit. De nombreux travailleurs pauvres vivent en dessous du seuil de pauvreté. Heureusement, Histadrout est dans une position forte dans la négociation qui s’ouvre avec le patronat et le gouvernement israélien. La Centrale compte près de 700 000 membres sur une population active de 2,5 millions de personnes. Nous nous sommes renforcés avec l’adhésion de nombreux travailleurs de grandes entreprises qui jusque-là ne se syndiquaient pas. Parmi les salariés étrangers qui travaillent dans le pays, il y a 50 000 Palestiniens. Nous reversons depuis 2008 50 % de leurs cotisations à la PGFTU (la centrale palestinienne).
Cette position de force de la Histadrout, consolidée par une coalition interne entre plusieurs tendances, créée un climat social désamorçant les conflits, favorable aux salariés et à l’activité économique. Nous avons obtenu une augmentation des salaires de 5 % ainsi que des dispositions protégeant les salariés des licenciements. Mais nous devons encore nous préoccuper des plus pauvres en réévaluant le salaire minimum. Nous sommes actuellement en négociation avec le gouvernement qui souhaite le relever progressivement tandis que nous souhaitons une augmentation plus rapide.
Concernant le conflit israelo-palestinien, Histadrout est reconnue par le mouvement syndical international, c’est une chose. Le gouvernement israélien et sa politique dans les territoires occupés, c’est une autre chose. »