Cet article a été imprimé depuis le site CFDT 47e congrès (Tours ; 7-11 juin 2010) (http://www.cfdt-congres-2010.fr)
Valeir Ertle de la CUT (Brésil)
« Sous la présidence de Lula, de nombreux secteurs ont évolué positivement tels que l’éducation, la santé ou l’assistance sociale. Il reste des points à améliorer. C’est le cas du contrôle notamment dans le domaine du travail. Il manque de nombreux fonctionnaires pour lutter efficacement contre le travail des enfants et le travail esclave. Ils devraient être 5 ou 6 fois plus nombreux et notamment dans le Nord du pays où ces fléaux sont répandus. C’est une des revendications du mouvement syndical brésilien.
Cette lutte dépend aussi des États [il y en a 27 au Brésil]. Certains responsables politiques ne souhaitent pas la faire avancer. C’est le même problème avec la sécurité publique qui dépend en partie des États et des municipalités. On arrive à des situations paradoxales telles que celle de São Paulo. C’est l’État le plus riche du Brésil et la police y est parmi les plus mal payées du pays. Conséquence : il y a beaucoup de corruption. C’est vraiment plus facile de corrompre une police mal payée ! Heureusement, certaines municipalités parviennent à mener une politique sécuritaire nécessaire et efficace notamment lorsqu’elle est concomitante avec un travail social de repérage des populations difficiles.»